Biographie
Avant de prendre la mesure du malaise national, le Ministre a fait ses classes là où tout commence : dans le 91, sur Facebook et dans des projets dont personne n’avait demandé le lancement.
À 37 ans, le Ministre du Cringe revendique une trajectoire indépendante des grandes écoles et des petites conversations sans gêne. Des pages de personnages de Plus belle la vie créées en 2008 à la communauté de Chabite à Angoulême, il cultive un goût constant pour les aventures collectives improbables.
« La gêne ne se décrète pas. Mais ça ne nous empêche pas d’essayer. »
Son parcours
Les années Essonne
Une vocation née dans le 91
Il grandit dans l’Essonne, où il apprend très tôt à dire « je suis presque à Paris » et à défendre cette affirmation pendant quarante minutes de RER. Selon la légende ministérielle, son premier exposé comportait déjà un organigramme inutile.
2008
Premiers mandats au Mistral
Il crée des pages Facebook consacrées aux personnages de Plus belle la vie. Derrière chaque photo de profil, une ambition : fédérer la nation autour d’un personnage fictif. La partie romancée de son dossier y voit sa première expérience de diplomatie entre fans.
L’étape angoumoisine
La communauté de Chabite
À Angoulême, il lance la communauté de Chabite. La biographie ministérielle transforme cette aventure en sommet international du grand n’importe quoi, avec ordre du jour approximatif et compte rendu jamais retrouvé.
Les années de terrain
Chargé de mission « petits malaises »
Dans ce parcours fictif, il coordonne une cellule d’urgence pour les messages « on se capte bientôt », préside un groupe de travail sur les applaudissements trop longs et remet une médaille à une imprimante qui n’a jamais bourré. Ses conclusions sont classées sans suite, mais avec une très jolie agrafe.
Janvier 2024
Création officielle du Ministère du Cringe
Le Ministère du Cringe est officiellement créé en janvier 2024, en tant que projet satirique indépendant. Dans la légende du cabinet, cette naissance est précédée d’un rapport de 91 pages sur les gens qui disent « au jour d’aujourd’hui ». Sa feuille de route : reconnaître les malaises du quotidien, soutenir les citoyens qui likent leurs propres publications et ne laisser aucun « vu » sans accompagnement républicain.
Ses priorités
- Faire reconnaître le malaise comme patrimoine immatériel du quotidien.
- Garantir un accès égal à l’attestation de cringe, sans piston ni imprimante.
- Réconcilier la République avec ceux qui répondent « toi aussi » au serveur.
